L’exercice de l’autorité à l’exemple du Bon Pasteur

asuma-usuma-041017« L’exercice de l’autorité à l’exemple du Bon Pasteur. Questions pratiques et échanges d’expériences », tel était le thème choisi par les deux unions mixtes des Supérieurs (es) majeurs(es), l’ASUMA et USUMA, qui ont décidé d’ organiser le mercredi 4 octobre 2017 une matinée de formation, de réflexion et de partage d’expériences au siège de l’USUMA sur la 13ème rue résidentielle dans la commune de Limete à Kinshasa. Malgré des gouttes de pluies qui ne cessaient de tomber, l’intérêt que manifestaient les Supérieurs (es) majeurs (es) et les Supérieurs (es) des communautés conviées aussi à cette rencontre, les a poussés à braver l’intempérie pour répondre au rendez-vous et réfléchir autour du thème précité.

Déjà à 09 15’, après la prière faite par la sœur Adeline, la présidente de l’USUMA/ Kinshasa), la Rév. Sœur Adeline a ouvert la journée en revenant dans son discours sur l’importance d’une telle formation. Sous la modération du Rév. Père Roberto PONTI, ssp et Président de l‘ASUMA/ Kinshasa, le professeur père Sylvain BADIBANGA (serviteurs de pauvres) n’a pas traîné à intervenir en lien avec le thème proposé. En bon bibliste, il a commencé à brosser l’importance de l’autorité en recourant du point de vue sociologique et historique. Il s’est avéré que l’autorité est nécessaire à toute organisation, à toute société humaine pour un harmoniser le vivre-ensemble et poursuivre le bien commun. En approfondissant le sujet, le professeur l’a développé en quatre points. D’abord, il a traité de modèle de la vocation originelle retrouvée en Genèse 1. A en croire le père BADIBANGA, d’après l’Ecriture et surtout le passage de Genèse Gn 1, 26-28, la vocation de l’homme, c’est d’être pasteur. Ensuite, à l’image du pasteur, il a opposé l’image du chasseur. « En lisant la Bible, Dieu a toujours voulu confier ses brebis au pasteur et non au chasseur », a-t-il souligné. En effet, contrairement au chasseur qui envie et veut dévorer les brebis, le pasteur lui, les protège et leur donne la vie. Au troisième point, il a insisté sur le fait que le pasteur et même les brebis peuvent devenir chasseurs, quand bien même ils ne sont pas nés chasseurs. Les cas de Caïn, d’Ismaël illustrent cela. Les cas de David et des frères de Joseph aussi, témoignent qu’il y a lieu de devenir chasseur à cause de l’envie. La relecture de Jean 10 s’est enfin constituée en une lecture critique de l’exercice du berger, mieux de l’autorité : Jésus se présente comme le Bon Pasteur. « Le Bon Pasteur est la porte, le gardien ; il paie de sa vie pour ses brebis. Avant de passer voir les brebis dans leur bergerie, c’est la porte que le passant rencontre d’abord à telle enseigne que celui qui veut s’en prendre aux brebis rencontre en prime le berger. En fait, derrière l’idée de cette porte est Jésus qui se présente comme le gardien : il est la porte », a-t-il laissé entendre. En s’appelant ainsi la ‘’porte des brebis’’, Jésus enrichit l’image du berger, celle de l’autorité. Invitant l’auditoire à ne pas laisser les pages de l’Ecriture comme des lettres mortes, ce qu’il a exprimé autrement par le principe : « lire les quatre évangiles, c’est écrire un cinquième évangile, sa propre vie », le père Sylvain s’est disposé après son exposé à recevoir des questions de la participation. Ce moment suivi d’une courte pause et vite renoué par les travaux en carrefour porté sur les deux questions : 1) quels sont les obstacles majeurs à l’exercice de l’autorité et 2) quels sont les facteurs qui peuvent expliquer la désobéissance ou la montée de la désobéissance dans les milieux religieux a encore enrichi ce temps de formation au retour dans la salle. Après quelques communications et informations qui ont suivi, il était 12 h 30’. Et la conclusion est intervenue. Toutes les participantes et tous les participants ont reconnu l’importance de cette journée gagnée et se sont éclipsés les uns après les autres quand le ciel dégagé ne jetait aucune goutte de pluie.